Le Togo mise sur l’agroalimentaire pour accélérer sa transformation économique. La semaine dernière à Lomé, un accord stratégique a été signé entre les autorités togolaises et l’Institut Daniel Franco du Brésil, ouvrant la voie à un approfondissement des relations commerciales et technologiques entre les deux pays.
Baptisé « Etablissement d’un marché commun entre le Togo et le Brésil en matière d’agroalimentaire et de renforcement des capacités », le partenariat porte sur trois leviers clés. Il s’agit de transfert de technologies et de savoir-faire, facilitation des échanges agroalimentaires et développement de projets d’investissements conjoints.
Modernisation productive
Au-delà de la coopération technique, l’enjeu est clairement économique. A travers des sessions de formation, des missions techniques et la promotion d’un écosystème agro-industriel compétitif et durable, le Togo ambitionne d’améliorer la productivité agricole, d’accroître la production végétale et animale et de renforcer la transformation locale.
L’objectif est réduire la dépendance aux importations alimentaires et capter davantage de valeur ajoutée sur place. En développant des chaînes de valeur plus intégrées, de la production à la transformation, le pays cherche à stimuler l’emploi rural, sécuriser les revenus agricoles et soutenir la croissance.
Attirer capitaux et expertise
Le partenariat prévoit également un appui à la dynamisation du commerce bilatéral et des investissements conjoints, un signal fort en faveur de l’attractivité du secteur agricole togolais. Dans un contexte où les États africains cherchent à renforcer leur souveraineté alimentaire tout en diversifiant leurs partenaires économiques, cette coopération avec le Brésil, puissance agro-industrielle mondiale, apparaît stratégique. Fondé il y a 94 ans, l’Institut Daniel Franco est reconnu pour son expertise en sélection animale, en élevage et en pratiques agricoles durables. Son expérience pourrait contribuer à structurer des filières plus performantes au Togo, notamment dans l’élevage et l’agro-transformation. En misant sur le transfert de technologies et l’investissement productif, Lomé entend positionner l’agriculture non plus comme un simple secteur traditionnel, mais comme un pilier de compétitivité et de croissance inclusive.
Par la Rédaction