
Le Togo renforce la valorisation économique des résultats de la recherche
Un atelier de renforcement de capacités sur la valorisation économique des résultats de la recherche et de l’innovation s’est ouvert le 15 septembre 2026 à

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Aù-delà des projets sociaux portés directement par les entreprises, les activités minières génèrent des retombées pour les communautés locales à travers les obligations légales, les engagements contractuels, les initiatives volontaires et le contenu local. Des retombées encadrées par la réglementation. Les bénéfices liés aux activités minières pour les communautés locales reposent sur plusieurs mécanismes. Ceux-ci sont définis par la réglementation, les conventions d’investissement et, dans certains cas, par des initiatives volontaires des opérateurs. Parmi les principales obligations figurent la mise en œuvre des mesures prévues dans les Études d’Impact Environnemental et Social (EIES), la prévention des impacts environnementaux ainsi que la réhabilitation des sites au terme de leur exploitation. Les entreprises minières contribuent également aux finances publiques à travers le paiement des impôts, redevances et autres prélèvements prévus par les textes. Une partie des ressources mobilisées par l’État est ensuite redistribuée aux collectivités territoriales suivant les mécanismes établis par la réglementation. Des engagements contractuels au service des communautés Les conventions d’investissement constituent un autre canal de contribution au développement des zones minières. Certaines entreprises y souscrivent des engagements spécifiques en faveur des communautés riveraines. En 2023, SCANTOGO et POMAR avaient ainsi prévu dans leurs conventions d’investissement des contributions destinées au financement de projets communautaires. Ces interventions concernaient notamment les infrastructures, l’éducation et la santé. Pour l’exercice considéré, les dépenses sociales obligatoires déclarées se sont établies à 244,36 millions de FCFA, illustrant le poids des engagements sociaux dans les retombées des activités extractives. Les initiatives volontaires complètent les obligations À ces contributions obligatoires s’ajoutent les actions volontaires menées par les entreprises dans le cadre de leur responsabilité sociétale. Cinq sociétés, à savoir SCANTOGO, WACEM, TOGO CARRIÈRE, CIMCO et POMAR, ont déclaré des dépenses sociales volontaires d’un montant total de 76,67 millions de FCFA, réalisées en numéraire et en nature. Ces initiatives viennent compléter les obligations découlant de la réglementation et des conventions d’investissement. Elles peuvent notamment contribuer à répondre à certains besoins identifiés au sein des communautés riveraines. Le contenu local comme levier économique Les retombées des activités minières ne se mesurent toutefois pas uniquement à travers les financements consacrés aux projets sociaux. Le contenu local constitue également un levier important pour renforcer l’impact économique des projets extractifs sur les territoires. Il repose notamment sur l’emploi de la main-d’œuvre nationale, le recours aux entreprises et fournisseurs locaux, ainsi que le développement des compétences et la formation professionnelle. Cette approche permet de favoriser une meilleure intégration des activités minières dans l’économie nationale et locale, en créant des opportunités qui dépassent les seuls transferts financiers destinés aux communautés. Une approche fondée sur la complémentarit é L’ensemble de ces mécanismes participe à une conception plus large du développement des territoires miniers. Les retombées résultent ainsi de la complémentarité entre les actions de l’État, celles des collectivités territoriales et les engagements des entreprises extractives. Cette dynamique vise à faire des ressources minières un facteur de développement local durable, en associant contribution aux finances publiques, investissements sociaux, responsabilité sociétale, création d’emplois et développement des compétences.

Le niveau général des prix à la consommation a enregistré une baisse de 2,0 % au Togo en août 2026 par rapport à juillet. Cette évolution, la première depuis octobre 2025, est principalement portée par le recul des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées. Une baisse mensuelle des prix après plusieurs mois de hausse. Selon l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), le niveau général des prix s’est établi à 104,6 en août 2026, contre 106,7 en juillet. Cette diminution de 2,0 % sur un mois constitue la première baisse enregistrée depuis près d’une année, précisément depuis octobre 2025. Elle s’explique principalement par la baisse des prix dans trois grandes divisions de consommation : les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-5,9 %), les « Restaurants et services d’hébergement » (-1,4 %) et le « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (-0,9 %). Produit mensuellement par l’INSEED, l’IHPC permet de mesurer l’évolution des prix à la consommation. Son calcul repose sur une méthodologie harmonisée au sein des huit pays membres de l’UEMOA et couvre l’ensemble du territoire togolais, aussi bien en milieu urbain que rural. L’alimentation, principal moteur du recul Le recul des prix alimentaires a largement contribué à la baisse du niveau général des prix en août. Plusieurs produits ont enregistré des diminutions particulièrement importantes. L’igname a ainsi baissé de 29,1 %, tandis que l’igname pour foufou (karachi) a reculé de 23,7 %. Les prix des différentes variétés de tomates ont également fortement diminué : -52,1 % pour les tomates rondes importées, -31,0 % pour les tomates rondes locales, -30,4 % pour les tomates ovales locales et -20,1 % pour les tomates ovales importées. D’autres produits maraîchers ont connu des baisses significatives, notamment la salade verte locale (-42,7 %), le piment vert (-39,3 %), le poivron frais (-27,9 %) et le gombo sec (-14,8 %). Les céréales et produits dérivés ont également contribué à cette évolution. Le riz importé vendu au bol a diminué de 7,0 %, contre 5,1 % pour le riz local. Le maïs blanc séché a reculé de 3,5 % et le maïs jaune de 5,2 %. Les produits de consommation courante également concernés La baisse s’est étendue à plusieurs produits halieutiques et plats préparés. Les prix du doèvi séché (-8,5 %), du doèvi fumé (-7,4 %) et du saloumon fumé (-3,8 %) ont notamment diminué. Dans la restauration, le plat de fufu avec sauce viande a enregistré une baisse de 6,7 %, tandis que le plat de fufu avec sauce poisson a reculé de 6,5 %. Les prix du plat de riz-haricot, du plat de haricot avec gari et du plat de hokoumé avec sauce poisson ont également diminué. Sur le segment de l’énergie domestique, le bois de chauffe (-3,8 %) et le charbon de bois (-2,2 %) ont contribué au recul général. Une baisse qui concerne aussi les produits non alimentaires Même hors produits alimentaires, l’IHPC affiche une diminution de 0,4 % au niveau national. L’inflation sous-jacente, calculée hors énergie et hors produits frais, s’est également repliée de 0,4 %. Les produits frais ont connu une baisse encore plus marquée, de 6,6 %. Selon leur provenance, les prix des produits locaux ont diminué de 2,3 %, tandis que ceux des produits importés ont reculé de 1,4 %. Par secteur d’activité, la baisse mensuelle s’explique par le recul des prix dans le secteur primaire (-8,6 %), le secondaire (-0,8 %) et le tertiaire (-0,6 %). Les produits non durables tirent également les prix vers le bas Du point de vue de la durabilité, la diminution du niveau général des prix provient essentiellement du recul des prix des produits non durables (-3,8 %) et des services (-0,6 %). L’analyse selon l’origine montre, pour sa part, que la baisse mensuelle est notamment liée au recul de 2,7 % des prix des produits d’origine UEMOA. Hausse de 0,7 % sur un an Malgré cette baisse mensuelle importante, les prix restent légèrement supérieurs à leur niveau d’il y a un an. En comparaison avec août 2025, le niveau général des prix a progressé de 0,7 %. La hausse annuelle est principalement portée par le transport (+5,4 %), le logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (+4,4 %), ainsi que par la santé (+0,7 %), les soins personnels, la protection sociale et les biens divers (+0,8 %), et les vêtements et chaussures (+0,4 %). La progression a toutefois été atténuée par le recul des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (-1,1 %) et des loisirs, sports et culture (-1,0 %). Ainsi, les données de l’INSEED font apparaître en août 2026 une détente notable des prix sur une base mensuelle, essentiellement soutenue par la baisse des produits alimentaires, tout en maintenant une légère progression du niveau général des prix sur un an.

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