Il est le promoteur d’une plateforme fintech qui permet notamment la collecte et l’envoi de paiements via le Mobile Money en Afrique, des paiements internationaux et des comptes multidevises.
En République démocratique du Congo (RDC), une plateforme fintech ambitionne de simplifier l’accès aux paiements numériques tout en connectant l’Afrique aux marchés internationaux. Portée par l’entrepreneur congolais Joël Mirimo, « MbiyoPay » offre aux entreprises africaines, freelances et créateurs la possibilité de recevoir et d’envoyer de l’argent facilement, y compris sans accès bancaire classique.
La solution permet notamment la collecte et l’envoi de paiements via le Mobile Money en Afrique, des paiements internationaux, des comptes multidevises, des cartes bancaires virtuelles ainsi que des paiements en masse pour les salaires et les fournisseurs.
Une solution pensée pour les non-bancarisés
« Notre solution est pensée pour les utilisateurs souvent exclus des systèmes bancaires traditionnels, mais aussi pour les entreprises cherchant des solutions de paiement fiables, locales et transfrontalières », explique Joël Mirimo dans un entretien accordé à la dpa.
Avant de lancer la plateforme, le fondateur exerçait comme coach et trader, travaillant avec des clients répartis dans plusieurs pays. Il a été confronté de manière récurrente aux limites des solutions existantes: services internationaux inaccessibles en Afrique francophone, comptes bloqués, virements bancaires lents et coûteux, et faible interconnexion entre le Mobile Money africain et les paiements transfrontaliers.
Une plateforme adaptée aux réalités locales
« À plusieurs reprises, j’ai perdu du temps, des opportunités et même des revenus simplement parce qu’il n’existait pas de solution adaptée pour recevoir des paiements depuis l’étranger ou payer des partenaires internationaux. Je me suis rendu compte que ce problème ne me concernait pas uniquement, mais qu’il touchait des milliers d’entrepreneurs, freelances, formateurs et startups en Afrique francophone », témoigne le Congolais.
« C’est à ce moment-là que j’ai décidé de créer une solution de paiement simple, fiable et pensée pour les réalités locales, capable de connecter le Mobile Money africain au reste du monde et de permettre aux Africains de participer pleinement à l’économie numérique mondiale », ajoute-t-il.
Ambition : devenir référence des paiements digitaux en Afrique francophone
Lancée en 2024, la startup MbiyoPay compte une petite équipe d’employés répartie entre la RDC, la France et d’autres pays africains. Elle est actuellement en phase de croissance active.
À moyen et long terme, la fintech ambitionne de devenir un acteur de référence des paiements digitaux en Afrique francophone, d’étendre ses services à un plus grand nombre de pays et de s’imposer comme une infrastructure de paiement panafricaine, capable de relier l’Afrique francophone et anglophone au sein de l’économie numérique mondiale.