De jeunes professionnels des médias engagés dans le journalisme d’investigation ont entamé au Ghana un cycle de formation de plusieurs mois destiné à renforcer leurs compétences dans la production d’enquêtes de haute qualité sur la corruption, un fléau qui affecte l’économie et la gouvernance du pays ouest-africain, afin de favoriser la transparence et la redevabilité des autorités publiques.
L’activité s’inscrit dans le cadre de la huitième cohorte du programme de bourses « Next Generation Investigative Journalism » (NGIJ), porté par la Fondation pour les Médias en Afrique de l’Ouest (MFWA), une ONG régionale basée à Accra, capitale du Ghana.
Dispensée par des journalistes expérimentés d’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs, la formation vise à renforcer les capacités de journalistes en début de carrière à produire des reportages critiques, de haute qualité, détaillés et fondés sur des faits, afin de promouvoir l’obligation de rendre compte des autorités et de refléter les réalités quotidiennes des Ghanéens, selon l’ONG.
« Lutter contre la corruption par le journalisme de redevabilité »
Elle porte sur le journalisme de données, la vérification des faits, la mise en forme d’articles, la rédaction et la recherche pour le reportage d’investigation, ainsi que le journalisme mobile. Les stagiaires sont également formés à l’utilisation des lois sur l’accès à l’information afin de recueillir des données susceptibles de servir de base à des enquêtes journalistiques.
L’initiative NGIJ fait partie du projet « Lutter contre la corruption par le journalisme de redevabilité et l’amélioration de la liberté d’expression au Ghana », porté par la MFWA. Ce projet relève du programme « Participation, Redevabilité, Intégrité pour une Démocratie Résiliente » (PAIReD), commandé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Mis en œuvre par l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) en collaboration avec le ministère des Finances du Ghana, le programme est cofinancé par l’Union européenne (UE) et le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO).