Léconomiste du Togo

BIDC: Anthony EHIMARE reçoit le prix Or de l’AIAFD

BIDCAnthony EHIMARE, PhD, directeur du département de la gestion des risques de la BIDC, s’est vu décerner le prix Or de l’Association des Institutions Africaines de Financement du Développement (AIAFD), lors de son Assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 22 mai 2023 à Sharm El Sheikh, en Égypte.

Ce prix vient récompenser son apport inestimable à la croissance de l’Association en tant que membre du Conseil d’administration. Monsieur EHIMARE, PhD, a été élu au Conseil d’administration de l’AIAFD en 2021 comme représentant des membres spéciaux et honoraires et il siège en tant que membre du Comité stratégique de l’AIAFD.

L’Association a reconnu l’apport inestimable du Directeur du Département de la Gestion des Risques de la BIDC aux progrès récemment réalisés.

L’AIAFD, l’organisation faîtière des Institutions de Financement du Développement (IFD) en Afrique, a été créée sous les auspices de la Banque Africaine de Développement (BAD) dans le but de stimuler la coopération pour la promotion et le financement du développement socio-économique en Afrique et encourager l’intégration économique sur le continent.

 L’Association compte actuellement plus de 80 institutions membres composées des IFD africaines nationales, régionales et multilatérales, en plus d’institutions d’autres continents, engagées dans des activités de financement du développement en Afrique. La récente crise financière a généré un regain d’intérêt pour les IFD.

 Les IFD publiques peuvent jouer utilement un rôle complémentaire en comblant les lacunes existantes en matière d’offre de financement à long terme, notamment en faveur de l’infrastructure, de l’habitat, de l’agriculture et le segment des PME. Depuis longtemps, les IFD africaines ont joué un rôle important en matière de développement, prenant des risques élevés pour accomplir leurs missions et réduisant le caractère procyclique du crédit.

 Toutefois, le bilan des IFD africaines est mitigé, et leur contribution au développement s’est souvent caractérisée par des résultats relativement médiocres en termes d’efficience et d’efficacité.

 Il ressort d’un ensemble croissant de preuves empiriques que lorsque les IFD sont dotées de structures de gouvernance fortes et appliquent des mesures incitatives appropriées, elles peuvent jouer un rôle efficace en matière d’élargissement de l’accès au financement, contribuant en fin de compte au développement économique et social.

 Cela implique généralement des missions claires et ciblées, de solides normes de gouvernement d’entreprise, des conseils d’administration indépendants, des critères appropriés d’évaluation des performances, des technologies adaptées d’emprunt et de gestion des risques, l’exigence de soutenabilité financière, et l’aptitude à recruter et à retenir un personnel qualifié.

Joël YANCLO

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