Le gouvernement togolais veut réduire les lenteurs dans le traitement des actes administratifs liés à la carrière des agents publics. Une note circulaire appelle les responsables des services concernés à apurer les dossiers en instance dans un délai maximal d’un mois, avec un suivi hebdomadaire.
Les lenteurs administratives dans le viseur. Au Togo, les autorités renforcent les mesures visant à améliorer la qualité du service public. Dans une note circulaire récemment publiée, la ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, appelle les directeurs généraux, directeurs et chefs de service à accélérer le traitement des dossiers administratifs des agents publics. Cette instruction intervient après la remontée de plaintes récurrentes concernant les délais de traitement de plusieurs actes liés à la carrière des agents de l’État. Sont notamment concernés les nominations, titularisations, avancements, rectifications d’état civil, congés de maladie ou de maternité, reprises de service et admissions à la retraite. Selon la note, ces retards ont un impact important sur la carrière des agents concernés et traduisent des dysfonctionnements dans le respect des délais prescrits par l’administration.
Un délai maximal d’un mois
Pour remédier à cette situation, les responsables des structures concernées sont invités à prendre des dispositions immédiates afin de procéder à l’apurement des dossiers en instance dans un délai maximum d’un mois. L’objectif est de réduire les stocks de dossiers en attente et de garantir un traitement plus diligent des actes administratifs relevant des différents services. Cette mesure vise également à renforcer la responsabilité des responsables administratifs dans le respect des délais et à limiter les conséquences des retards sur les agents publics.
Un suivi hebdomadaire des dossiers
La nouvelle instruction prévoit par ailleurs un mécanisme de suivi régulier. Les différents départements et services devront transmettre chaque semaine un état détaillé de l’avancement des dossiers concernés. Cette remontée d’informations doit permettre aux responsables de suivre l’évolution du traitement, d’identifier les éventuels blocages et de prendre rapidement les mesures nécessaires pour les lever. Le dispositif introduit ainsi un suivi plus rapproché des dossiers, avec l’objectif de maintenir la pression sur les délais et d’éviter la reconstitution de nouveaux stocks d’instances. La démarche s’inscrit dans les efforts engagés par le Togo pour moderniser et améliorer l’efficacité de son administration publique. La digitalisation des procédures constitue notamment l’un des leviers mobilisés pour simplifier les démarches, accélérer le traitement des demandes et faciliter l’accès aux services publics.