L'économiste du Togo

Coup de pouce attendu du FMI au Togo

Le Togo va recevoir 390 millions de dollars du FMI en compensation d’un train de réformes destinées à stimuler l’investissement public. D’autre part, le pays chiffre à 6 milliards $ ses besoins en matière d’adaptation climatique.

La décision était attendue pour le premier trimestre de cette année ; elle aura donc mis quelques mois de plus. Les autorités togolaises et le FMI sont parvenus à un accord quant aux politiques économiques et aux réformes à soutenir dans le cadre d’un nouvel accord d’une durée de 42 mois au titre de la FEC (Facilité élargie de crédit).

Celle-ci avoisine 390 millions de dollars. « Cet accord permettra de répondre à des besoins urgents en matière de dépenses, notamment en raison des préoccupations croissantes en matière de sécurité et pour préserver la stabilité et l’inclusion sociale », résume un communiqué du FMI.

Qui considère que le solide programme de réforme des autorités vise à préserver la stabilité macroéconomique, à renforcer la viabilité de la dette et à poser les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive.

En effet, les politiques clés comprennent des efforts visant à augmenter les recettes fiscales « de manière ambitieuse », soit de 0,5 % du PIB par an, afin de soutenir la consolidation budgétaire.

Cela permettra également d’augmenter les dépenses publiques en faveur de la croissance, notamment à travers des investissements publics et des mesures de protection sociale, afin que les bénéfices de la croissance soient partagés de manière plus large.

 Les autorités renforceront également la stabilité financière et poursuivront leurs efforts fructueux pour améliorer le climat des affaires.

Comme il est de coutume en pareil cas, l’annonce de cette décision s’accompagne de considération sur l’environnement des affaires. « Les autorités togolaises se sont engagées à mettre en œuvre un vaste programme de réforme économique qui s’appuie sur le plan de développement du gouvernement et s’attaque aux défis auxquels le pays est confronté, notamment les problèmes urgents de sécurité », commente la mission du FMI qui a achevé ses travaux le 8 décembre 2023.

Les réformes clés visent à réduire le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2025 tout en protégeant les dépenses susceptibles de soutenir la croissance et renforcer l’inclusion économique. La stratégie budgétaire repose donc en partie sur des mesures visant à accroître la mobilisation des ressources intérieures. « Les autorités rationaliseront également les dépenses publiques. En outre, elles ont l’intention de renforcer la protection sociale, notamment en élargissant les transferts monétaires, sur la base de la création d’un registre social unique et d’une plateforme d’identification biométrique. »

Évoquant les « réformes » à entreprendre, le FMI explique qu’elles comprennent des mesures visant à élargir l’assiette fiscale et à améliorer l’efficacité des recouvrements fiscaux.

 « Les autorités sont déterminées à poursuivre l’amélioration du climat des affaires pour stimuler l’investissement et la création d’emplois, à travers notamment la digitalisation des services publics », se félicite le FMI. Qui note en outre : « Les autorités se sont engagées à renforcer la stabilité financière. »

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