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La BAD revoit à la baisse ses projections de croissance en Afrique

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La Banque africaine de développement (BAD) a rendu public son rapport du mois de novembre 2023 intitulé « Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique ».

Le document qui dresse un état des lieux de l’économie africaine fait savoir que l’on table sur une croissance de 3,4% en baisse en 2023 et de 3,8% en 2024. Un ralentissement justifié par les effets néfastes à long terme de la Covid-19 ; les tensions et conflits géopolitiques : les chocs climatiques ; le ralentissement de l’économie mondiale et l’espace budgétaire restreint pour répondre de manière adéquate aux chocs et préserver l’activité économique.

Pour le cas précis de l’Afrique Centrale, le rapport indique que la croissance devrait passer de 5,3% en 2022 à 4,1% en 2023. A en croire la BAD, la baisse est tributaire aux défis sécuritaires et politiques persistants en particulier au Tchad, en RCA et en RDC.

Ensuite, celle de l’Afrique de l’Est enregistrerait une baisse de 3,4%. Cela se justifie par « le conflit en cours au Soudan, associé à l’augmentation des vulnérabilités en matière d’endettement et aux coûts élevés du service de la dette ».  En Afrique du Nord, elle passerait de 4,7% en 2022 à 4% en 2023.

Et pour cause « les chocs négatifs sur les termes de l’échange, d’importantes dévaluations monétaires (en Egypte) et un environnement marqué par une forte inflation (surtout en Algérie et en Tunisie) qui continuent de peser sur l’activité économique », explique l’institution bancaire.

Celle de l’Afrique Australe quant à elle devrait s’établir à 1,6% en 2023, contre 2,8% en 2022 à cause de la faiblesse persistante de l’Afrique du Sud où de graves problèmes d’électricité ont eu un impact sur la productivité de l’économie.

En Afrique de l’Ouest, la croissance chuterait à 2,8% contre 3,3% dû aux effets immédiats de la thérapie de choc au Nigéria, sous la forme des réformes des subventions aux carburants et du taux de change.

Par ailleurs, l’inflation au sein du continent reste élevée en grande partie par « des chocs du côté de l’offre dans l’agriculture et par l’inflation importée en raison de la faiblesse des monnaies locales et des prix relativement élevés des produits de base. Et selon les dernières estimations, l’inflation moyenne des prix à la consommation devrait atteindre 18,5% en octobre 2023, contre 14,5% en 2022, soit le taux plus élevé depuis plus d’une décennie.

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