La réunion préparatoire de la 12ᵉ édition de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA s’est ouverte le 29 septembre 2026 à Lomé. Les travaux doivent permettre au Togo de renforcer la mise en œuvre des engagements communautaires avant la revue officielle prévue en novembre.
Exercice de suivi des engagements communautaires. La rencontre préparatoire de la 12ᵉ édition de la revue annuelle de l’UEMOA réunit les représentants des institutions de la République, des départements ministériels et des ordres professionnels. À l’ouverture des travaux, le secrétaire permanent de la cellule CEDEAO-UEMOA, Essokiza Anakpa, représentant le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a insisté sur l’importance de cet exercice pour le suivi des engagements communautaires. Selon lui, cette réunion « n’est pas un simple exercice administratif ». Elle constitue un instrument essentiel pour apprécier l’état d’avancement des réformes et mesurer les efforts accomplis par le Togo dans le cadre de l’intégration régionale. Il a également salué la présence du représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Togo, Alioune Sène, ainsi que l’engagement de la Commission aux côtés des autorités et administrations togolaises.
Le taux de mise en œuvre des réformes recule à 68,7%
Les données présentées lors de la cérémonie d’ouverture font apparaître un recul dans la mise en œuvre des réformes communautaires. Sur 145 réformes évaluées, le taux de mise en œuvre s’est établi à 68,7%, contre 77,9% en 2024. Au total, 22 textes communautaires restent non transposés, dont 19 Directives, 2 Règlements et 1 Décision. Pour le représentant du ministre des Finances et du Budget, cette baisse appelle une mobilisation accrue, une meilleure coordination et davantage de célérité dans la mise en œuvre des engagements. Il a notamment cité des secteurs tels que l’agriculture, la culture et l’artisanat comme nécessitant une attention particulière. « La transposition des Directives communautaires n’est pas une option. Elle constitue un engagement et participe directement à la crédibilité de notre Union », a-t-il souligné.
Des résultats encourageants pour les programmes et projets
Si les résultats relatifs aux réformes appellent à la remobilisation, ceux enregistrés au niveau des programmes et projets communautaires sont présentés comme plus encourageants. Le taux d’exécution atteint 91,6%, contre 78,9%, tandis que le taux de décaissement s’établit à 83,6%. Ces performances montrent, selon les interventions à l’ouverture, que des progrès importants peuvent être obtenus lorsque les mécanismes de coordination et de suivi permettent d’accélérer la réalisation des actions communautaires.
Alioune Sène appelle à une nouvelle mobilisation
Prenant à son tour la parole, le représentant résident de l’UEMOA au Togo, Alioune Sène, a exprimé la reconnaissance de la Commission aux autorités togolaises pour leur soutien à l’approfondissement de l’intégration régionale. Il a rappelé que la revue annuelle découle des orientations de la Conférence des chefs d’État de l’UEMOA, qui l’a instituée en 2013 afin d’accélérer la mise en œuvre des réformes susceptibles d’avoir un impact social et économique. Revenant sur les performances enregistrées, il a souligné qu’après un taux de 77,9% en 2024, considéré comme satisfaisant, le Togo a enregistré une baisse de 9,2 points, à 68,7%. Pour Alioune Sène, ce recul « est loin d’être une fatalité ». Il appelle donc à une remobilisation afin d’améliorer les performances en 2026. Le représentant résident a également indiqué que la Commission avait engagé, dès mars 2026, un travail de revue critique et de réflexion stratégique. Des contacts ont notamment été pris avec plusieurs ministres ainsi qu’avec le Secrétariat général du Gouvernement afin de renforcer la dynamique autour des réformes.