En 2025, le Togo s’est hissé au premier rang en Afrique de l’Ouest en matière de climat des affaires, selon le classement Business Ready (B-Ready) de la Banque mondiale. Une performance portée par une stratégie combinant incitations fiscales, flexibilité du marché du travail et efficacité administrative.
Le Togo renforce progressivement son attractivité auprès des investisseurs. En 2025, le pays a occupé la première place en Afrique de l’Ouest et la troisième en Afrique subsaharienne dans le classement Business Ready (B-Ready) 2025 de la Banque mondiale.
Cette performance repose notamment sur une stratégie cohérente visant à améliorer l’environnement des affaires et à attirer davantage d’investissements, particulièrement dans l’industrie manufacturière et les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre.
Des avantages fiscaux liés à la création d’emplois
L’une des particularités du Code togolais des investissements réside dans son approche en matière d’incitations fiscales. Les avantages accordés aux entreprises sont notamment liés à leur capacité à créer des emplois.
Le principe est simple : plus une entreprise contribue à la création d’emplois, plus elle peut bénéficier d’avantages fiscaux.
Le dispositif prévoit également des incitations renforcées pour les investissements réalisés dans les régions de l’intérieur du pays. L’objectif est de favoriser une meilleure répartition des activités économiques et de réduire la concentration des investissements autour de la capitale.
Le Togo a également développé une stratégie visant à positionner Lomé comme une plateforme régionale pour les entreprises internationales, notamment à travers des avantages spécifiques destinés aux sièges régionaux.
L’efficacité administrative comme avantage concurrentiel
Au-delà des incitations fiscales, l’efficacité administrative constitue un autre facteur important de l’attractivité du pays.
L’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF) joue un rôle central dans l’accompagnement des investisseurs. Le fonctionnement du guichet unique vise notamment à simplifier et à accélérer le traitement des dossiers.
Cette recherche de simplification administrative permet aux investisseurs de réduire certaines contraintes liées aux procédures d’installation et de développement de leurs activités.
Une main-d’œuvre compétitive
Le coût de la main-d’œuvre constitue également un élément déterminant dans les décisions d’investissement.
Avec un SMIG fixé à 35 000 FCFA, le Togo dispose d’un niveau de salaire minimum compétitif dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Le cadre juridique du travail offre par ailleurs plusieurs formes de contrats adaptées aux besoins des entreprises, notamment le contrat de projet, le contrat saisonnier et le contrat à temps partiel.
Cette flexibilité représente un avantage particulier pour les entreprises industrielles et les activités nécessitant une main-d’œuvre importante ou variable selon les périodes de production.
Une stratégie orientée vers l’industrie et l’emploi
Le Togo semble ainsi avoir fait le choix d’attirer prioritairement les investissements dans les secteurs manufacturiers et les services à forte intensité de main-d’œuvre.
La combinaison entre un cadre fiscal incitatif, un marché du travail relativement flexible, une administration plus accessible et un dispositif de promotion des investissements constitue l’un des principaux leviers de cette stratégie.
Une cohérence des réformes sur plusieurs années
La progression du Togo dans le classement B-Ready ne repose pas uniquement sur une mesure isolée. Elle résulte d’un ensemble de réformes engagées sur plusieurs années.
Le Code des investissements, le Code du travail, l’administration fiscale et le système de guichet unique s’inscrivent dans une stratégie globale visant à améliorer la compétitivité du pays.
Cette cohérence des politiques publiques contribue à renforcer l’image du Togo comme une destination attractive pour les investisseurs.
Le défi, désormais, sera de consolider ces acquis et de transformer l’amélioration du climat des affaires en investissements durables, en créations d’emplois et en développement économique sur l’ensemble du territoire.
T.M