Dans un environnement économique où la concurrence s’intensifie et où les marchés deviennent de plus en plus exigeants, la qualité n’est plus un simple atout : elle s’impose désormais comme une condition de survie. C’est dans cette dynamique résolument tournée vers l’excellence que s’est ouvert, le mercredi 29 avril 2026 à Lomé, l’atelier de lancement de la deuxième cohorte de TPME bénéficiaires du programme Q-Boost, une initiative ambitieuse qui entend repositionner durablement les très petites et moyennes entreprises (TPME) togolaises sur l’échiquier régional et international.
Porté par le projet Alliance pour la Qualité des Produits en Afrique (AFPQ), mis en œuvre par la GIZ en collaboration avec le ministère délégué chargé du commerce et du contrôle de la qualité et la Haute Autorité pour la Qualité et l’Environnement (HAUQE), ce programme mobilise une deuxième cohorte 17 TPME, déterminées à franchir un cap décisif en matière de management de la qualité.
Q-Boost s’inscrit dans le cadre du projet « Alliance pour la Qualité des Produits en Afrique » qui est un projet régional mandaté par la République fédérale d’Allemagne et mis en œuvre par la GIZ le programme a pour objectif d’améliorer la qualité des produits afin de répondre aux exigences des acheteurs internationaux et régionaux ».

Dans un contexte marqué par la montée en puissance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), maîtriser et optimiser la qualité des produits constitue un facteur fondamental de compétitivité ».
Q-Boost se veut un programme d’accompagnement qui cible les systèmes de gestion de la qualité comme conditions clés à l’amélioration des produits », a-t-elle indiqué. Les acquis de la première cohorte ont confirmé que la compétitivité repose sur une gestion interne rigoureuse de la qualité
Cet atelier vise à « présenter le programme Q-Boost et à former les responsables des TPME sur la norme ISO 9001 : 2015 ». Plus concrètement, il s’agit de renforcer les connaissances en systèmes de management de la qualité (SMQ), de favoriser « le partage d’expériences et de bonnes pratiques » et de permettre aux entreprises « d’identifier leurs défis ainsi que des solutions opérationnelles adaptées ». À l’issue de la formation, les attentes sont claires : une meilleure compréhension des exigences qualité, une appropriation des principes fondamentaux de la norme ISO et la constitution d’un réseau dynamique d’entreprises engagées dans une démarche d’amélioration continue.
Prenant la parole au nom du ministre délégué chargé du commerce et du contrôle de la qualité, EZIN Sedjom Kodjo, Directeur de la promotion de la compétitivité des exportations au ministère délégué chargé du commerce et du contrôle de la qualité a, pour sa part, livré une lecture stratégique de l’enjeu. « La qualité n’est plus une option. Elle constitue une exigence structurante et un levier stratégique de compétitivité », a-t-il déclaré. Dans un contexte d’ouverture des marchés, il a fait savoir que « les standards internationaux imposent des exigences rigoureuses en matière de conformité, de traçabilité et de fiabilité des processus ».
Saluant la pertinence du programme, il a indiqué que « Q-Boost offre un cadre opérationnel permettant aux TPME de diagnostiquer, corriger et améliorer leurs systèmes de management de la qualité ». Revenant sur les résultats de la première cohorte, il a souligné que « les entreprises accompagnées ont pu améliorer significativement leurs processus internes et renforcer leur crédibilité ». Il a insisté sur un principe fondamental : « la qualité ne se décrète pas, elle se construit », appelant ainsi les entreprises à un engagement ferme et durable.
Dans la même dynamique, KOUEVI Adadé Séraphin, Directeur Général de l’Agence Togolaise
pour la Promotion de la Qualité (ATOPROQ), représentant de la HAUQE, a officiellement lancé les travaux en mettant en lumière les défis techniques liés à la norme ISO 9001. « La norme comporte plus de 300 exigences, ce qui la rend difficilement accessible pour de nombreuses TPME », a-t-il déclaré, avant d’expliquer que « les experts ont entrepris de simplifier ces exigences afin de les rendre applicables ». Il a fait savoir que « l’objectif est de permettre aux entreprises de produire des biens capables de s’imposer sur les marchés africains et internationaux ».
Évoquant la méthodologie, il a précisé que « la formation combine des exposés, des exercices pratiques et des sessions de partage d’expériences », tout en mettant en avant l’importance du coaching personnalisé. « Les consultants commencent par écouter les entreprises afin de cerner leurs besoins spécifiques », a-t-il ajouté, soulignant ainsi une approche sur mesure. À terme, il espère que « le Togo disposera d’un plus grand nombre d’entreprises maîtrisant les exigences de la norme ISO 9001 version 2015 ».

Du côté des bénéficiaires, l’engagement est tout aussi manifeste. KAWOLE Badabaka, PDG de RIZERIE BINAH SAS, a exprimé des attentes claires et structurées. « Je participe à cet atelier dans le but d’acquérir des connaissances approfondies sur la qualité et le management », a-t-il déclaré. Pour lui, « la qualité n’est plus une simple exigence, mais une nécessité incontournable », un levier essentiel pour assurer « la pérennité de nos entreprises et la satisfaction de notre clientèle ».
Développant sa vision, il a fait savoir que « la démarche qualité doit être intégrée et partagée par tous les acteurs de l’entreprise », insistant sur l’importance de l’appropriation interne avant toute valorisation externe. « C’est cette appropriation qui permet de se distinguer et de consolider sa part de marché », a-t-il affirmé. Il a également souligné que « le management constitue le cadre organisationnel indispensable au maintien de la qualité », mettant en avant la nécessité d’une amélioration continue.
Pour cette entreprise spécialisée dans la transformation du riz, les enjeux sont considérables. « Il s’agit d’offrir aux consommateurs togolais un produit capable de rivaliser avec les produits importés », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que l’ambition ultime reste « une ouverture progressive vers les marchés internationaux ».
Le lancement de cette deuxième cohorte du programme Q-Boost marque une étape décisive dans la transformation du tissu entrepreneurial togolais. Entre exigences normatives, accompagnement technique et engagement des acteurs, tout converge vers un objectif commun : faire de la qualité un pilier incontournable de la compétitivité. Les 17 TPME engagées dans cette dynamique incarnent ainsi une nouvelle génération d’entreprises résolument tournées vers l’excellence et prêtes à conquérir de nouveaux marchés.