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Léconomiste du Togo

UMOA:L’activité économique reste dynamique au 2ème trimestre 2026

L’économie de l’UEMOA a maintenu un rythme de croissance soutenu au deuxième trimestre 2026, avec un PIB réel en hausse de 6,0%. Dans le même temps, l’inflation est restée faible, tandis que les conditions monétaires et de financement se sont globalement assouplis.

Une croissance toujours soutenue. L’activité économique au sein de l’UEMOA est demeurée dynamique au deuxième trimestre 2026. Selon le Rapport sur la Politique Monétaire dans l’UMOA de septembre 2026, le PIB réel a progressé de 6,0% en glissement annuel, après une hausse de 6,1% au trimestre précédent. Cette évolution traduit la bonne orientation de l’activité dans l’ensemble des secteurs de l’économie. Malgré le léger ralentissement observé par rapport au premier trimestre, la croissance demeure ainsi à un niveau soutenu.

L’inflation revient en territoire positif

Le niveau général des prix a légèrement augmenté au deuxième trimestre. Le taux d’inflation s’est établi à 0,4% en glissement annuel, contre -0,2% au trimestre précédent. Cette évolution s’explique principalement par deux facteurs. D’une part, les prix de la division « Transport » ont enregistré une contribution de +0,2 point de pourcentage, contre -0,1 point au trimestre précédent. D’autre part, la baisse des prix des produits alimentaires s’est atténuée, avec une contribution de -0,3 point, contre -0,8 point précédemment. L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et énergétiques afin de mieux apprécier les tendances de fond des prix, a pour sa part reculé à 0,8%, après 1,3% au premier trimestre 2026.

Le déficit budgétaire poursuit son creusement

Sur le front des finances publiques, les données communiquées par les États font ressortir une aggravation du déficit budgétaire au premier semestre 2026. Le déficit global, base engagements et dons compris, s’est établi à 2.492,9 milliards de francs CFA, soit 3,4% du PIB, contre 2.355,3 milliards, équivalant à 3,2% du PIB, un an auparavant. Cette évolution intervient alors que les États membres poursuivent la mise en œuvre de leurs politiques publiques et leurs efforts de financement des dépenses inscrites dans leurs budgets.

La balance des paiements se consolide

Les échanges extérieurs ont, en revanche, affiché une amélioration notable. Le solde global de la balance des paiements de l’Union est ressorti excédentaire de 2.483,6 milliards de francs CFA au deuxième trimestre 2026, contre 1.787,5 milliards à la même période de 2025. L’excédent s’est ainsi amélioré de 696,1 milliards de francs CFA sur un an. Cette consolidation provient principalement de la réduction du déficit des transactions courantes. Celui-ci est passé à 0,4% du PIB, contre 2,5% un an plus tôt. Toutefois, cette amélioration a été partiellement atténuée par le recul de 24,6% des entrées nettes de ressources au titre du compte financier, comparativement à leur niveau de la même période de l’année précédente.

Des conditions monétaires plus souples

Le deuxième trimestre 2026 a également été marqué par une détente des conditions monétaires dans l’Union. Celle-ci s’inscrit dans un contexte d’amélioration de la liquidité bancaire, soutenue notamment par la bonne tenue du secteur extérieur. La réduction de 25 points de base des taux directeurs de la Banque Centrale, intervenue en mars 2026, a également contribué à cette évolution. Sur le marché interbancaire, le taux d’intérêt moyen pondéré, toutes maturités confondues, a diminué de 51 points de base, pour s’établir à 4,0%. Le coût des nouveaux crédits a également légèrement reculé. Le taux débiteur moyen, hors taxes et charges, est passé de 6,70% au premier trimestre à 6,67% au deuxième trimestre 2026.

Détente sur le marché des titres publics

Les conditions de financement des États se sont elles aussi améliorées sur le marché régional des titres publics. Les taux de sortie des bons du Trésor ont diminué de 51 points de base au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent. Sur le marché obligataire, les conditions de financement sont demeurées favorables, la majorité des États ayant bénéficié d’une détente de leurs rendements. Ainsi, les données du deuxième trimestre 2026 mettent en évidence une économie de l’UMOA caractérisée à la fois par une croissance robuste, une inflation contenue, une amélioration des comptes extérieurs et un assouplissement des conditions monétaires et financières, même si la situation des finances publiques demeure marquée par un déficit budgétaire en hausse.

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