Léconomiste du Togo

la ZLECAf, un instrument de souveraineté économique

Les résultats concrets, faire de la ZLECAf un instrument de souveraineté économique, bâtir des chaînes de valeur régionales avec un secteur privé africain fort, et garantir des retombées pour les jeunes, les femmes et les PME. « La Zone de libre-échange continentale africaine n’est plus une aspiration lointaine, mais une nécessité historique. Elle doit permettre à l’Afrique de produire davantage localement, de renforcer sa capacité industrielle et de bâtir des chaînes de valeur régionales compétitives, afin que les jeunes, les femmes et les Petites et moyennes entreprises (PME) bénéficient concrètement des opportunités du commerce intra-africain », a-t-il déclaré.


L’ancien président du Niger et champion de la ZLECAf, Mahamadou Issoufou, a souligné que la jeunesse africaine constitue le principal levier pour accélérer la croissance économique du continent. Il a appelé à la structuration de chaînes de valeur régionales à forte valeur ajoutée, citant en particulier les filières cacao et coton. Selon lui, la transformation locale de ces produits permettra de créer des emplois, de stimuler l’industrialisation et de renforcer l’intégration économique de l’Afrique dans le cadre de la ZLECAf.

Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a indiqué que le commerce entre les pays africains augmente de 12,4 % pour atteindre 220,3 milliards de dollars américains, après une contraction de 5,9 % en 2023, selon le rapport 2025 d’Afreximbank. Il a souligné que le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) est essentiel pour faciliter les transactions en monnaies locales, réduire les coûts et concrétiser les bénéfices de la ZLECAf malgré les défis économiques persistants.

Le ministre de l’Economie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a fait savoir que la ZLECAf offre à l’Afrique l’opportunité de bâtir un marché unique, d’attirer les investissements et de renforcer la compétitivité des économies du continent. « Pour mieux valoriser son appartenance à cet espace commercial, le Togo ambitionne de se transformer grâce à un tissu industriel moderne et compétitif, au développement d’industries extractives et de transformation, ainsi qu’à la consolidation de sa position de hub logistique, de services et de porte d’entrée de la sous-région ouest-africaine », a-t-il mentionné.

La mise en œuvre de cette Zone permet à l’Afrique de s’engager dans la construction du plus grand marché intégré du monde, regroupant plus de 1,3 milliard de consommateurs et représentant un produit intérieur brut combiné de plus de 3 400 milliards de dollars.

Rappelons que la troisième édition de Biashara Africa a démarré ce 18 mai à Lomé.

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