Une délégation de l’ARCOP Togo a effectué une mission en Côte d’Ivoire pour s’imprégner des bonnes pratiques en matière de régulation de la commande publique afin d’améliorer la transparence, lutter contre la fraude et renforcer la coopération sous-régionale.
Mission d’apprentissage et de coopération. La délégation de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique a séjourné en Côte d’Ivoire du 4 au 5 mai 2026 dans le cadre d’une visite de travail dédiée au renforcement des capacités en matière de régulation de la commande publique. Accueillis par leurs homologues ivoiriens de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique, les représentants togolais ont échangé sur plusieurs thématiques clés, notamment la lutte contre la fraude documentaire et la modernisation des procédures. À cette occasion, Bile Vincent, Directeur du département du contentieux et de la conciliation, a salué cette initiative de partage d’expériences, mettant en avant l’expertise ivoirienne dans ce domaine. Pour la partie togolaise, Hillah Messan a précisé que cette mission visait à analyser les demandes d’authentification de documents adressées à la Côte d’Ivoire, à identifier les contraintes et à définir des mécanismes d’échange d’informations plus rapides et fiables. L’objectif est de renforcer la coopération entre les deux pays dans la lutte contre les pratiques frauduleuses. Les discussions ont également porté sur la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics, notamment à travers la mise en place d’un schéma directeur de transformation digitale. Les participants ont insisté sur l’importance de la digitalisation pour améliorer la transparence, la traçabilité et l’efficacité des processus.
Digitalisation et coopération
La mission traduit une volonté claire du Togo de moderniser son système de commande publique en s’appuyant sur des expériences réussies dans la sous-région. La lutte contre la fraude documentaire constitue un enjeu majeur, dans un contexte où les marchés publics représentent une part importante des dépenses publiques.
La mise en place de mécanismes d’échange d’informations fiables entre régulateurs apparaît comme une réponse pertinente pour limiter les risques de falsification et renforcer la crédibilité des procédures. En parallèle, la digitalisation des processus constitue un levier stratégique pour améliorer la gouvernance. Elle permet non seulement de réduire les délais, mais aussi de renforcer la transparence et de limiter les interventions humaines susceptibles de générer des irrégularités.
L’accent mis sur l’interopérabilité des systèmes, notamment entre les plateformes de finances publiques et de commande publique, témoigne d’une approche intégrée.
Cette convergence technologique est essentielle pour assurer une meilleure cohérence des données et une gestion plus efficace des ressources publiques.
Les réformes engagées visent à renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires techniques et financiers, tout en garantissant une utilisation optimale des ressources publiques. En s’inspirant du modèle ivoirien, le Togo confirme son engagement à aligner ses pratiques sur les standards régionaux et internationaux. Cette démarche collaborative pourrait contribuer à harmoniser les procédures et à consolider un espace économique plus transparent et plus compétitif en Afrique de l’Ouest.