Au Togo, le secteur privé s’impose comme un moteur central du développement économique. À travers un partenariat stratégique, l’Union européenne et ses États membres accompagnent les entreprises togolaises pour bâtir une croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois, au cœur de la vision nationale.
Créer des opportunités durables pour les jeunes, les femmes et les entrepreneurs togolais constitue l’un des axes majeurs de la feuille de route gouvernementale « Togo 2025 ». Cette ambition selon la « Fiche sectorielle secteur privé » repose sur la conviction que seul un secteur privé dynamique, innovant et compétitif pourra financer jusqu’à 50 % des investissements nécessaires à la transformation du pays. Dans cette dynamique, l’Union européenne (UE), aux côtés de ses États membres, s’est engagée à soutenir activement le secteur privé togolais. L’objectif est clair : contribuer à la construction d’une économie durable et inclusive, capable de générer des emplois décents et de renforcer la résilience du tissu économique national. Cet engagement s’inscrit pleinement dans le cadre de Global Gateway, la nouvelle stratégie européenne de partenariats internationaux, qui promeut des investissements intelligents dans des infrastructures de qualité, respectueuses des normes sociales et environnementales les plus élevées. Concrètement, l’appui de l’équipe Europe vise à stimuler la croissance économique à travers des investissements structurants et à renforcer les partenariats entre entreprises togolaises et européennes, selon une approche « gagnant-gagnant ». Les actions menées ciblent notamment l’amélioration du climat des affaires, l’autonomisation des jeunes et des femmes, l’accès au financement pour les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), ainsi que la promotion de modèles économiques inclusifs et durables.
Approche multisectorielle pour un impact durable
Sur le terrain, l’accompagnement de l’Union européenne et de ses États membres se décline à plusieurs niveaux complémentaires. Au niveau macroéconomique, il s’agit de soutenir les réformes structurelles et de renforcer le dialogue public-privé afin de créer un environnement favorable à l’investissement et à l’initiative entrepreneuriale.
Au niveau méso, l’appui se concentre sur les organisations intermédiaires et les structures d’accompagnement du secteur privé, qui jouent un rôle clé dans la structuration des filières et la représentation des intérêts des entreprises.
Au niveau micro, l’accent est mis sur la promotion de l’entrepreneuriat, le soutien aux TPME et aux jeunes entreprises, grâce à des appuis techniques et financiers adaptés à leurs besoins. Cette approche est également sectorielle, avec un focus sur des domaines stratégiques pour l’économie togolaise : l’agro-industrie, l’énergie, le transport et le numérique. Plusieurs résultats tangibles témoignent déjà de l’impact de cette coopération.
Parmi eux figurent le lancement et l’opérationnalisation de l’initiative Équipe Europe « Investir dans les jeunes entreprises en Afrique », ainsi que ses programmes phares IYBA SEED, dédiés à l’écosystème entrepreneurial, et IYBA WE4A, ciblant les femmes entrepreneures dans le secteur vert. L’Union européenne a également facilité l’accès au financement des TPME dans les secteurs agricole et des énergies renouvelables, grâce à des instruments financiers innovants tels qu’AgriFI et ElectriFI.
Des appuis techniques aux agro-industries et à la gestion durable des ressources naturelles ont par ailleurs été mis en œuvre, renforçant la durabilité des chaînes de valeur locales. Le partenariat avec EUROCHAM Togo, la Chambre de commerce européenne, illustre enfin la volonté de rapprocher les entreprises togolaises et européennes.
Dynamique partenariale tournée vers l’avenir
Le succès de l’appui au secteur privé togolais repose sur une forte synergie entre de nombreux acteurs. Les institutions nationales, dont les ministères sectoriels, le FAIEJ et l’ADTPME, travaillent de concert avec les organisations du secteur privé telles que le CNP-Togo, l’AGET, la CCI-Togo, le GTPME, la FEFA, le RISAT et EUROCHAM.
À cela s’ajoute l’engagement des partenaires internationaux, notamment les États membres de l’UE, les banques de développement et les agences de coopération comme l’AFD, la GIZ, LuxDev, la KfW, la FMO et la BEI, sans oublier la société civile et les institutions financières locales et internationales. À l’horizon, les perspectives sont prometteuses. De nouvelles actions ciblant l’entrepreneuriat féminin et des jeunes sont en préparation, avec un accent renforcé sur l’accès au financement.
L’intégration des entreprises togolaises dans les chaînes de valeur régionales et internationales constitue également une priorité, tout comme la facilitation des investissements européens dans des projets structurants, notamment dans le secteur de l’énergie. Enfin, l’accompagnement du secteur privé togolais vers l’alignement aux normes environnementales et sociales internationales vise à bâtir une économie plus verte, plus inclusive et mieux connectée aux marchés européens. Avec l’équipe Europe, le secteur privé togolais se positionne ainsi comme un acteur clé d’un développement économique durable et partagé.
Par la Rédaction