Face aux fragilités sociales et économiques persistantes, le Togo place la lutte contre les vulnérabilités au cœur de l’action publique. À travers des politiques de protection sociale renforcées et des investissements ciblés, l’État affirme sa volonté de bâtir un développement plus solidaire et équitable.
La lutte contre les vulnérabilités s’impose aujourd’hui comme une priorité stratégique de l’action publique au Togo. Confrontés à des fragilités sociales, économiques et territoriales multiples, les pouvoirs publics ont fait le choix d’une approche résolument solidaire, orientée vers la protection des personnes les plus exposées. L’orientation, portée au plus haut niveau de l’État sous l’impulsion du président Faure Gnassingbé, vise à garantir que le développement national bénéficie à toutes les composantes de la société. Les vulnérabilités concernent des catégories variées de la population : ménages à faibles revenus, femmes, enfants, personnes en situation de handicap ou encore populations vivant dans des zones à risques.
Pour y répondre, l’État renforce progressivement les mécanismes de protection sociale, en mettant l’accent sur l’accès aux services essentiels, la résilience économique et la préservation de la dignité humaine. Les programmes de filets sociaux, les initiatives de soutien aux revenus et les dispositifs d’accompagnement constituent désormais des instruments centraux de la politique sociale. Ils permettent d’amortir les chocs, de réduire l’extrême pauvreté et d’offrir aux bénéficiaires une capacité minimale de projection vers l’avenir, condition indispensable à une inclusion durable.
Des résultats concrets et une action ciblée
Les efforts engagés se traduisent par des résultats mesurables. En 2025, un montant global de 1,8 milliard de francs CFA a été consacré à la réduction des vulnérabilités. Les actions menées par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance ont touché 204 720 bénéficiaires, dont 60 % de femmes, traduisant une attention particulière portée à l’égalité de genre. Sur ce total, 950 millions de francs CFA ont été mobilisés sur ressources propres de l’État, complétés par 861 millions de francs CFA apportés par les partenaires techniques et financiers.
Cette combinaison de ressources nationales et extérieures témoigne d’une volonté de mutualiser les efforts pour maximiser l’impact social. La couverture territoriale des actions révèle également une approche équilibrée. Le Grand Lomé arrive en tête avec 65 642 personnes touchées, suivi des régions des Plateaux (33 533), de la Kara (32 517), de la Centrale (28 310), des Savanes (24 779) et de la Maritime (19 937). Plus précisément, la lutte contre les vulnérabilités a concerné 150 916 personnes, parmi lesquelles 83 677 femmes. Les interventions ont porté sur la prise en charge sociale, la formation et l’insertion socioprofessionnelle, illustrant une volonté d’aller au-delà de l’assistance ponctuelle pour favoriser l’autonomie.
Vision humaine du développement
Au-delà des chiffres, la stratégie togolaise s’inscrit dans une vision de long terme où la lutte contre les vulnérabilités constitue un pilier du développement durable. Les efforts déployés dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la nutrition visent à traiter les fragilités à la racine, en renforçant le capital humain dès le plus jeune âge. Parallèlement, l’accent mis sur l’autonomisation économique, notamment à travers le soutien à l’entrepreneuriat local, l’insertion professionnelle des jeunes et l’accès des femmes aux opportunités économiques, permet de s’attaquer aux causes structurelles de la précarité.