Léconomiste du Togo

Togo : Café et cacao à l’assaut de la ZLECAf


Le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) sous la direction de son Secrétaire général, Enselme Gouthon, a tenu le 7 août 2025, une formation à Kpalimé sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). L’atelier a réuni les acteurs des filières café et cacao, dans le but de les informer sur les opportunités et les défis de la ZLECAf.

Permettre aux acteurs togolais de mieux comprendre comment tirer profit de cette nouvelle dynamique du commerce intra-africain. Dans cette optique, l’atelier de formation a mobilisé une centaine de participants en quête d’une meilleure appropriation de la ZLECAf. Parmi eux, on retrouvait des acheteurs du Syndicat Indépendant des Acheteurs de Café et de Cacao du Togo (SIACCTO) et des représentants des coopératives de la Fédération des Unions de société coopérative des Producteurs de Café et de Cacao (FUPROCAT). La formation a été animée par M. Katchali BATCHASSI, Directeur du Commerce Extérieur au Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale. Après les mots de bienvenue de M. TABADE Kao, PCA de la FUPROCAT, et de Dr ADDEN, Secrétaire Administratif du CCFCC, la formation est entrée dans sa phase active. Elle a abordé les aspects fondamentaux de la ZLECAf, notamment son historique, sa structure, ses objectifs, ainsi que les règles et les protocoles qui la régissent. Un point a été fait sur l’accord, entré en vigueur en 2019, et sur la mise en œuvre de ses échanges depuis le 1er janvier 2021.


Avantages de la ZLECAf et risques pour les entreprises togolaises


Selon le formateur, la ZLECAf offre des avantages notables notamment la croissance du volume des échanges commerciaux intra-africains, la réduction de la pauvreté et la dépendance à l’extérieur des économies africaines, la création d’emplois pour la jeunesse, le renforcement des investissements directs étrangers, l’accès à une plus grande variété de produits à des coûts moins élevés en provenance d’autres pays africains. Malheureusement, les entreprises togolaises sont désavantagées par leur faible capacité de production, la non-conformité de leurs produits aux normes internationales de qualité, les coûts élevés des facteurs de production et les difficultés d’accès au financement. Les entreprises togolaises doivent également faire face à des risques essentiellement liés à la concurrence. Il s’agit particulièrement des menaces des grandes firmes, des risques de perte de parts de marchés, des risques d’éviction des PME/PMI, des risques de pertes d’emploi et de perte de revenus. Cependant, rassure le formateur, des moyens d’atténuation de l’impact négatif de la ZLECAF existent. Ils comprennent des mesures correctives commerciales, des mesures de sauvegarde, des mesures antidumping, des mesures compensatoires, la mise en place d’un dispositif adéquat d’accompagnement des entreprises à l’export, la réalisation d’actions de prospection commerciale dans les pays africains, l’accompagnement des entreprises dans la production de biens et de services de qualité, la mobilisation de tout le pays autour de la ZLECAF et s’assurer d’une appropriation au niveau le plus élevé de l’Etat et du gouvernement.


Niveau d’ambition et libéralisation tarifaire


Enfin, le formateur a présenté le tableau du niveau d’ambition et des modalités de libéralisation tarifaire. Il en ressort que ceux-ci vont concerner 90% des pays en développement (PED) dans les 5 ans et 90% des pays les moins avancés (PMA) dans les 10 ans ; ils vont également toucher 7% des PED sur les produits sensibles en 10 ans (à partir de la 6ème année) et 7% des PMA en 13 ans (à partir de la 6ème année). Par ailleurs l’on notera 3% de la liste d’exclusion pour le PED et les PMA (revue après 5 ans). Les acteurs des filières café et cacao présents à cette session de renforcement de capacité ont exprimé leur satisfaction et ont promis rechercher les voies et moyens pour promouvoir la ZLECAf.

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