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Etat de mise en œuvre, Enjeux, opportunités et difficultés : La ZLECAf présentée au secteur privé de l’UEMOA

Un séminaire d’information, de sensibilisation et de formation à l’endroit des directeurs et secrétaires généraux des organisations membres de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) s’est tenu à Abidjan, du 06 au 08 septembre 2022. Objectif, mieux accompagner le secteur privé communautaire à saisir les opportunités de ce marché continental.

Directeurs et secrétaires généraux d’organisations membres de la Chambre consulaire régionale de l’Union monétaire Ouest africaine (CCR-UEMOA) ont pris part du 06 au 08 septembre 2022 à Abidjan, à un séminaire de formation et de sensibilisation sur la Zone de libre-échange africaine (ZLECAf).

Ce séminaire a lieu sur initiative de la CCR-UEMOA, en partenariat avec le bureau régional Afrique de l’Ouest du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le Secrétariat général de la ZLECAf. « Plus qu’un accord commercial, la ZLECAF est un outil de développement qui offre un cadre propice à l’approfondissement de l’intégration socioéconomique et de la coopération pour stimuler le commerce, l’investissement et la mobilité des personnes, le but étant de favoriser l’industrialisation du continent et le développement d’un secteur des services dynamique.

 Il est donc essentiel de mettre davantage l’accent sur le commerce intra – régional, sur l’investissement dans les infrastructures et l’application de politiques commerciales et d’industrialisation capables de garantir l’autosuffisance alimentaire et le développement des chaînes de valeur régionales (CVR) afin de créer à terme des emplois décents, accroître les revenus et ainsi promouvoir une croissance inclusive », a fait savoir Cynthia Gnassingbé, Conseiller principal engagement du secteur privé et représentant Wamkele MENE, le Secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAF.

Avec l’entrée en vigueur de la ZLECAf depuis le 1er janvier 2021, il devient impérieux pour le secteur privé de l’UEMOA de disposer d’une stratégie régionale d’accompagnement des entreprises de l’Union à tirer le meilleur profit de ce marché unique. C’est à cet effet que la Chambre Consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA), avec l’appui technique et financier du Bureau Régional de l’Afrique du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), envisage de mobiliser les Secrétaires et Directeurs Généraux des organisations membres, autour principalement de la problématique de la ZLECAf.

Au terme des trois jours de travaux, les participants ont approfondi leurs connaissances sur la ZLECAf sont approfondies ; sont informés des projets et programmes de l’UEMOA en cours en faveur du secteur privé, en vue d’une appropriation.

Désormais, les Secrétaires et Directeurs Généraux ont une bonne maîtrise des enjeux de la ZLECAf. Le secteur privé de l’UEMOA est donc sensibilisé sur les outils et les instruments de gestion des flux financiers développés dans le cadre de l’entrée en vigueur de la ZLECAf et formule des recommandations pour assurer une meilleure participation des entreprises au commerce intra-africain, de même que les outils et instruments financiers développés par le secrétariat général de la ZLECAf pour faciliter le commerce intra-africain sont présentés au secteur privé de l’Union.

Les enjeux, les opportunités, les difficultés du secteur privé en relation avec l’entrée en vigueur de la ZLECAf sont également débattues. Le séminaire a été animé par les experts de la Commission de l’UEMOA, du Secrétariat Général de la ZLECAf, du PNUD, de AFREXIMBANK, des organisations membres et des Services Administratifs de la CCR-UEMOA.

ZLECAf, un marché important pour les acteurs économiques

Aujourd’hui, la ZLECAf offre aux entreprises africaines la perspective d’échanger des biens et des services dans la plus grande zone de libre-échange du monde composée de 55 pays, représentant 1,3 milliard de personnes et un PIB combiné de plus de 3 400 milliards de dollars, projeté par la Banque mondiale pour atteindre USD 7000 milliards de dollars d’ici 2035.

C’est donc un marché important qui s’ouvre à tout acteur économique et qui est susceptible d’attirer des investissements étrangers du continent et du reste du monde. Le potentiel de la ZLECAf ne peut être surestimé.

La Banque mondiale estime que le marché africain sous le régime ZLECAf augmentera le volume du commerce intra-africain de 81 % d’ici 2035, et le volume total des exportations africaines de 29 %. Le FMI par ailleurs prévoit des gains en bien-être d’environ 2 à 4%, poussés principalement par la réduction des obstacles non tarifaires dans le cadre de la ZLECAF.

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