À Lomé, les premières Journées de la Plateforme du Secteur Privé de la Santé réunissent acteurs publics et privés pour renforcer la contribution du privé à la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle.
Cadre inédit de dialogue pour le système de santé. La capitale togolaise, Lomé, accueille depuis le 16 avril 2026 la première édition des Journées de la Plateforme du Secteur Privé de la Santé (JPSPS), un événement qui marque une étape importante dans la structuration du dialogue entre les acteurs publics et privés du système sanitaire. Organisées à l’hôtel Lébenè, ces journées ont été officiellement ouvertes par Jean-Marie Tessi, en présence de nombreux professionnels de la santé et partenaires institutionnels. Durant deux jours, les participants échangent autour du thème central : « Rôle du secteur privé dans la promotion de l’Assurance Maladie Universelle au Togo ».
L’objectif est de mieux intégrer les prestataires privés dans la dynamique de couverture sanitaire universelle et de renforcer leur contribution à l’accès aux soins pour tous. Les organismes gestionnaires de l’Assurance Maladie Universelle, notamment la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Institut national d’assurance maladie (INAM), jouent un rôle clé dans ces assises. Le Directeur général de l’INAM, Tchilabalo Pilante, a animé la conférence inaugurale, axée sur les principes fondamentaux de l’AMU, l’évolution du conventionnement avec les prestataires de soins depuis 2012 ainsi que les droits et obligations des acteurs impliqués.
Les deux institutions ont également prévu d’animer un panel conjoint consacré à la mise en œuvre de l’AMU, avec un retour d’expérience après 24 mois d’application. Les discussions porteront notamment sur les défis rencontrés, les leçons tirées et les perspectives d’amélioration du dispositif. En marge des travaux, un stand d’information a été installé pour recueillir les préoccupations des prestataires, répondre aux interrogations et traiter les éventuelles plaintes liées à la mise en œuvre du partenariat.
Le secteur privé, un acteur majeur de la couverture sanitaire
L’organisation de ces journées traduit une volonté claire des autorités togolaises de renforcer la place du secteur privé dans le système de santé. Dans un contexte où la demande de soins ne cesse de croître, l’implication des prestataires privés apparaît comme une nécessité pour atteindre les objectifs de couverture sanitaire universelle. Le partenariat entre les structures publiques et privées reste toutefois confronté à plusieurs défis. Les anomalies relevées lors des contrôles médicaux, les incompréhensions sur les procédures de conventionnement ou encore les contraintes administratives peuvent freiner l’efficacité du dispositif.
Ces journées offrent ainsi un espace de clarification et d’amélioration des pratiques. Le retour d’expérience après deux ans de mise en œuvre de l’AMU est particulièrement crucial. Il permet d’identifier les points de blocage, mais aussi les avancées réalisées. L’évaluation continue du système constitue un levier essentiel pour garantir sa pérennité et son efficacité.
La sensibilisation des prestataires aux normes et exigences de l’AMU est un enjeu majeur. Une meilleure compréhension des règles par les acteurs privés pourrait contribuer à réduire les dysfonctionnements et à améliorer la qualité des services offerts aux assurés.